Assemblée générale 2018
La vie de l'association
Jeudi 22
FÉVRIER 2018
FÉVRIER 2018

PRÉAMBULE. Nous avons eu la tristesse, en 2017, de perdre deux membres éminents du conseil d’administration :
Henri Malberg, président co-fondateur en 2001 de la Société des lectrices et lecteurs de l’Humanité, passionnément attaché au journal, grande figure du communisme français d’après guerre. Henri, dont la réflexion basée sur une riche expérience interrogeait les voies de l’avenir – l’intelligence, l’amour des hommes le rendaient disponible, attentif à chacun ; nous lui avons rendu hommage, tandis qu’une allée de la Fête de l’Humanité a porté son nom.
Michelle Camous, militante d’exception, ancienne responsable nationale de la JC, ancienne conseillère de Paris, dont le féminisme déterminé nous rappelait au devoir de tendre vers la parité.
Permettez-moi d’y associer la disparition de Jack Ralite, ancien journaliste à l’Humanité, ancien ministre, dont l’engagement pour la création culturelle et contre toutes les ségrégations dans ses mandats électifs ont unanimement été salués. Il disait, parlant des mains du Medef, cela est d’actualité : « Non contents de les mettre dans nos poches, ils veulent les mettre dans nos têtes. »
Ainsi que celle du grand mathématicien Jean-Pierre Kahane, membre de l’Académie des sciences, dont les convictions communistes rejoignaient son combat pour la diffusion des savoirs scientifiques et des idées rationalistes dans le peuple.
Et parce que je ne trouverais pas d’autre occasion de le faire, je tiens à remercier de tout cœur en votre nom, ceux qui font vivre l’association : notre nouvelle assistante Séverine, qui assure, en dépit de conditions de travail difficiles, avec beaucoup de gentillesse et de disponibilité, le contact quotidien avec les lectrices et lecteurs, l’accueil des bénévoles, le lien avec les services du journal, la préparation et le déroulement des initiatives, telle notre assemblée générale. C’est une belle succession à l’activité de la toujours jeune Josiane Comet, désormais membre de notre direction.
Merci également aux animateurs principaux de la Société, Jean-Marie Baty, Josy, Jean-Raymond Pacouret, Gilbert Garrel, Claude Baudry et les membres du bureau. A Bruno Lantéri qui pilote le site Internet, la page Facebook, réalise bénévolement les maquettes et mise en pages de tous les documents et supporte vaillamment nos hésitations et changements.
A l’équipe finances, Danielle Foucard a succédé comme trésorière nationale à Jean-François Marx, fonction où elle est assistée de Claude Mourichoux, Annie Berlemont et Jean-François, avec l’accompagnement de Jean-Pierre Corbin, des services administratif de l’Humanité. Les finances de la S2LH sont entre de bonnes mains, ce qui est fort rassurant pour nous tous. A Joël Lumien, qui participe aux travaux de l’équipe d’animation, et qui assure bénévolement la couverture photographique des activités. Remerciements, enfin, aux camarades et amis des XVe et XIVe arrondissements de Paris qui, avec Laurence Patrice, prennent sur leur temps militant, chaque année, pour contribuer à l’organisation matérielle de la journée. Ainsi qu’à Fabrice Savoy, responsable du Patronage laïque pour son accueil toujours si amical.
Henri Malberg, président co-fondateur en 2001 de la Société des lectrices et lecteurs de l’Humanité, passionnément attaché au journal, grande figure du communisme français d’après guerre. Henri, dont la réflexion basée sur une riche expérience interrogeait les voies de l’avenir – l’intelligence, l’amour des hommes le rendaient disponible, attentif à chacun ; nous lui avons rendu hommage, tandis qu’une allée de la Fête de l’Humanité a porté son nom.
Michelle Camous, militante d’exception, ancienne responsable nationale de la JC, ancienne conseillère de Paris, dont le féminisme déterminé nous rappelait au devoir de tendre vers la parité.
Permettez-moi d’y associer la disparition de Jack Ralite, ancien journaliste à l’Humanité, ancien ministre, dont l’engagement pour la création culturelle et contre toutes les ségrégations dans ses mandats électifs ont unanimement été salués. Il disait, parlant des mains du Medef, cela est d’actualité : « Non contents de les mettre dans nos poches, ils veulent les mettre dans nos têtes. »
Ainsi que celle du grand mathématicien Jean-Pierre Kahane, membre de l’Académie des sciences, dont les convictions communistes rejoignaient son combat pour la diffusion des savoirs scientifiques et des idées rationalistes dans le peuple.
Et parce que je ne trouverais pas d’autre occasion de le faire, je tiens à remercier de tout cœur en votre nom, ceux qui font vivre l’association : notre nouvelle assistante Séverine, qui assure, en dépit de conditions de travail difficiles, avec beaucoup de gentillesse et de disponibilité, le contact quotidien avec les lectrices et lecteurs, l’accueil des bénévoles, le lien avec les services du journal, la préparation et le déroulement des initiatives, telle notre assemblée générale. C’est une belle succession à l’activité de la toujours jeune Josiane Comet, désormais membre de notre direction.
Merci également aux animateurs principaux de la Société, Jean-Marie Baty, Josy, Jean-Raymond Pacouret, Gilbert Garrel, Claude Baudry et les membres du bureau. A Bruno Lantéri qui pilote le site Internet, la page Facebook, réalise bénévolement les maquettes et mise en pages de tous les documents et supporte vaillamment nos hésitations et changements.
A l’équipe finances, Danielle Foucard a succédé comme trésorière nationale à Jean-François Marx, fonction où elle est assistée de Claude Mourichoux, Annie Berlemont et Jean-François, avec l’accompagnement de Jean-Pierre Corbin, des services administratif de l’Humanité. Les finances de la S2LH sont entre de bonnes mains, ce qui est fort rassurant pour nous tous. A Joël Lumien, qui participe aux travaux de l’équipe d’animation, et qui assure bénévolement la couverture photographique des activités. Remerciements, enfin, aux camarades et amis des XVe et XIVe arrondissements de Paris qui, avec Laurence Patrice, prennent sur leur temps militant, chaque année, pour contribuer à l’organisation matérielle de la journée. Ainsi qu’à Fabrice Savoy, responsable du Patronage laïque pour son accueil toujours si amical.
2017, UNE ANNÉE D’INTENSES MOBILISATIONS
La Société des lectrices et lecteurs de l'Humanité, rappelons-le, a vocation à représenter les dizaines de milliers de lectrices et lecteurs de l’Humanité, l’Humanité Dimanche et l’Humanité.fr. Un certain nombre d’entre eux apportent une cotisation qui sert à promouvoir la lecture de nos journaux, manifestant ainsi le lien profond, unique, précieux, qui existe, sous des formes diverses, depuis plus de cent ans entre l’Humanité et ses lecteurs. Avec les Amis de l’Humanité, les deux associations représentent un apport essentiel à la vie du journal.
2017 a été une année d’intense activité : continuer de soutenir financièrement le journal, le promouvoir dans les combats contre les lois antisociales, dans les épisodes difficiles de deux séquences électorales successives. Un bilan, forcément incomplet, est à votre disposition dans les dossiers qui vous ont été remis : diffusion et prises en main lors des manifestations et réunions de tout type, notamment syndicales. Collectes d’adresses, réalisation d’abonnements Découverte. Fête de l’Humanité, notamment au Forum social. Des comités se sont créés à La Rochelle, Bagnolet, Saint-Brieuc, dans le Rhône, la Vendée, le Gers, dans les Yvelines et depuis quelques mois au Blanc-Mesnil et à Metz où l’association s’est relancée après un temps de sommeil. Ceux-ci ont organisé réunions et initiatives de diffusion. L’absence d’unité de la gauche de transformation, les coups portés au mouvement populaire, aux syndicats, sont autant d’éléments qui – entre autres conséquences – ne favorisent ni l’économie ni la diffusion de l’Humanité.
2017 a été une année d’intense activité : continuer de soutenir financièrement le journal, le promouvoir dans les combats contre les lois antisociales, dans les épisodes difficiles de deux séquences électorales successives. Un bilan, forcément incomplet, est à votre disposition dans les dossiers qui vous ont été remis : diffusion et prises en main lors des manifestations et réunions de tout type, notamment syndicales. Collectes d’adresses, réalisation d’abonnements Découverte. Fête de l’Humanité, notamment au Forum social. Des comités se sont créés à La Rochelle, Bagnolet, Saint-Brieuc, dans le Rhône, la Vendée, le Gers, dans les Yvelines et depuis quelques mois au Blanc-Mesnil et à Metz où l’association s’est relancée après un temps de sommeil. Ceux-ci ont organisé réunions et initiatives de diffusion. L’absence d’unité de la gauche de transformation, les coups portés au mouvement populaire, aux syndicats, sont autant d’éléments qui – entre autres conséquences – ne favorisent ni l’économie ni la diffusion de l’Humanité.
BESOIN « D’HUMANITÉ »
Mais comme le disait avec humour un célèbre homme politique britannique revenu à la mode, Winston Churchill : « Le succès est la capacité d’aller d’échec en échec sans perdre son enthousiasme. » Et avec l’Humanité, nous avons des raisons de confiance. Elle participe, souvent avec succès à ouvrir les yeux face aux agressions de l’impitoyable rouleau compresseur de l’idéologie dominante.
Comme l’exprimait un dessin de Scapa paru dans la revue de la Filpac-CGT : « Nous vivons dans un monde où ceux qui gagnent 100 000 euros par mois persuadent ceux qui en gagnent 1 800 que tout va mal à cause de ceux qui vivent avec 535 euros. »
Un monde où, désormais, on ne licencie plus, on « libère le salarié ». Un monde où l’on traque les chômeurs alors que l’évasion fiscale approche de 100 milliards d’euros par an. Où le président célèbre des groupes multinationaux qui ne paient pas l’impôt sur le chiffre d’affaires et les profits réalisés en France, tandis qu’augmentent taxes et impôts indirects qui frappent les plus modestes. Un pays champion d’Europe pour les dividendes versés aux actionnaires tandis que la désindustrialisation se poursuit – ainsi que la casse des grands services publics, SNCF, EDF, santé, La Poste, dont la réputation dépassait nos frontières. Que Vinci, Véolia, Thalès et autres se gavent des concessions accordées au privé, des partenariats public-privé aux conditions exorbitantes... voilà tout ce que dénonce chaque jour l’Humanité, l’Humanité Dimanche, l’Humanité numérique.
L’Humanité, espace de liberté, pour dire ce que les autres dissimulent, porteurs des mots de la solidarité, du rassemblement, de soutien à l’engagement humaniste de tant de nos concitoyens dans l’accueil des migrants. Porteur d’un nouveau monde écologique, qui répond aux grands défis de la planète, climat, pollution, alimentation, énergie, gestion des ressources naturelles. De plus de justice, des combats émancipateurs des peuples opprimés, de la Tunisie à la Palestine. De la paix et des coopérations. Porteur des mots de la colère de la révolte contre les inégalités croissantes. L’Humanité, qui répond à la criminalisation de la Révolution d’Octobre, de Che Guevara, à la censure sur les réussites économiques, sociales, du Portugal gouverné à gauche, contredisant la doxa de Merkel et de Macron. Au silence sur les luttes des salariés lorsqu’elles connaissent le succès, comme la réussite des SCOP, les actions victorieuses des travailleurs du pétrole, des sans-papiers du commerce parisien, des routiers ; également les luttes des salariés des magasins Pimkie et des agents de la pénitentiaire, révélateurs de l’état calamiteux de la société française.
L’Humanité, vitrine de la culture vivante, dont les pages livres, théâtre, danse, cinéma, arts plastiques, photographie, sont une incitation à la découverte du meilleur de la création. L’Humanité, qui accueille débats et controverses sur les sujets d’actualité, sur tout ce qui touche aux perspectives, aux alternatives, donnant la parole à un bon millier de contributeurs à ses pages Savoirs et cultures. Le journal du rassemblement et de l’espoir.
Permettez-moi de convoquer Bertolt Brecht, et son Aux Hésitants : « Nous sommes moins nombreux. Nos mots sont en désordre. Une partie de nos paroles. L’ennemi les a tordues jusqu’à les rendre méconnaissables. Qu’est-ce qui est faux dans ce que nous avons dit. Une partie ou bien le tout ? Sur qui pouvons-nous compter ? Sommes-nous des rescapés, rejetés d’un fleuve plein de vie ? Serons-nous dépassés ne comprenant plus le monde et n’étant plus compris de lui ? Aurons-nous besoin de chance ? Voilà ce que tu demandes. N’attends pas d’autre réponse que la tienne. »
Comme l’exprimait un dessin de Scapa paru dans la revue de la Filpac-CGT : « Nous vivons dans un monde où ceux qui gagnent 100 000 euros par mois persuadent ceux qui en gagnent 1 800 que tout va mal à cause de ceux qui vivent avec 535 euros. »
Un monde où, désormais, on ne licencie plus, on « libère le salarié ». Un monde où l’on traque les chômeurs alors que l’évasion fiscale approche de 100 milliards d’euros par an. Où le président célèbre des groupes multinationaux qui ne paient pas l’impôt sur le chiffre d’affaires et les profits réalisés en France, tandis qu’augmentent taxes et impôts indirects qui frappent les plus modestes. Un pays champion d’Europe pour les dividendes versés aux actionnaires tandis que la désindustrialisation se poursuit – ainsi que la casse des grands services publics, SNCF, EDF, santé, La Poste, dont la réputation dépassait nos frontières. Que Vinci, Véolia, Thalès et autres se gavent des concessions accordées au privé, des partenariats public-privé aux conditions exorbitantes... voilà tout ce que dénonce chaque jour l’Humanité, l’Humanité Dimanche, l’Humanité numérique.
L’Humanité, espace de liberté, pour dire ce que les autres dissimulent, porteurs des mots de la solidarité, du rassemblement, de soutien à l’engagement humaniste de tant de nos concitoyens dans l’accueil des migrants. Porteur d’un nouveau monde écologique, qui répond aux grands défis de la planète, climat, pollution, alimentation, énergie, gestion des ressources naturelles. De plus de justice, des combats émancipateurs des peuples opprimés, de la Tunisie à la Palestine. De la paix et des coopérations. Porteur des mots de la colère de la révolte contre les inégalités croissantes. L’Humanité, qui répond à la criminalisation de la Révolution d’Octobre, de Che Guevara, à la censure sur les réussites économiques, sociales, du Portugal gouverné à gauche, contredisant la doxa de Merkel et de Macron. Au silence sur les luttes des salariés lorsqu’elles connaissent le succès, comme la réussite des SCOP, les actions victorieuses des travailleurs du pétrole, des sans-papiers du commerce parisien, des routiers ; également les luttes des salariés des magasins Pimkie et des agents de la pénitentiaire, révélateurs de l’état calamiteux de la société française.
L’Humanité, vitrine de la culture vivante, dont les pages livres, théâtre, danse, cinéma, arts plastiques, photographie, sont une incitation à la découverte du meilleur de la création. L’Humanité, qui accueille débats et controverses sur les sujets d’actualité, sur tout ce qui touche aux perspectives, aux alternatives, donnant la parole à un bon millier de contributeurs à ses pages Savoirs et cultures. Le journal du rassemblement et de l’espoir.
Permettez-moi de convoquer Bertolt Brecht, et son Aux Hésitants : « Nous sommes moins nombreux. Nos mots sont en désordre. Une partie de nos paroles. L’ennemi les a tordues jusqu’à les rendre méconnaissables. Qu’est-ce qui est faux dans ce que nous avons dit. Une partie ou bien le tout ? Sur qui pouvons-nous compter ? Sommes-nous des rescapés, rejetés d’un fleuve plein de vie ? Serons-nous dépassés ne comprenant plus le monde et n’étant plus compris de lui ? Aurons-nous besoin de chance ? Voilà ce que tu demandes. N’attends pas d’autre réponse que la tienne. »
AFFRONTEMENT IDÉOLOGIQUE ET UNIFORMISATION
Oui, les pratiques de lecture de la presse ont fortement évolué. On a basculé d’un modèle où le lecteur achetait un média précis parce qu’il savait qu’il pouvait y trouver les informations qui l’intéressaient, à un modèle basé sur l’horizontalité, où les internautes sont dirigés vers tel ou tel média en fonction des articles qui leur sont signalés sur les réseaux sociaux et moteurs de recherche, selon des règles fixées par les algorithmes de Google ou Facebook, qui restent largement énigmatiques. Résultat : de 2007 à 2015, le chiffre d’affaires de l’ensemble de la presse écrite est passé de 10,8 milliards d’euros à 7,5 milliards d’euros, soit une baisse de 30 % ! Peu de secteurs d’activité ont dû affronter une telle crise et s’adapter de la sorte. Et, vous le savez, quelques milliardaires prédateurs ont mis la main sur la presque totalité des grands médias. Le président Macron s’inquiète des « fakes news » (fausses nouvelles), apparemment pas celles distillées par les porte-voix de la mondialisation financière telle la lutte contre l’évasion fiscale, le renouveau de l’industrie, la sauvegarde de l’agriculture, l’hospitalité due aux réfugiés, l’hébergement des dizaines de milliers de sans domicile fixe.
Mais il y aurait pire, comme le faisait remarquer Patrick Le Hyaric, pour la libre information des citoyens, qu’une fausse nouvelle : ce serait la disparition de l’Humanité, ainsi que la réduction constante des rédactions des autres médias d’information – remplacée par un traitement informatisé des nouvelles, avec toutes les sortes de censure et d’absence de décryptage.
Mais il y aurait pire, comme le faisait remarquer Patrick Le Hyaric, pour la libre information des citoyens, qu’une fausse nouvelle : ce serait la disparition de l’Humanité, ainsi que la réduction constante des rédactions des autres médias d’information – remplacée par un traitement informatisé des nouvelles, avec toutes les sortes de censure et d’absence de décryptage.
GOOGLE, DISTRIBUTION ET AIDES
En France Google, le géant américain, c’est 94 % de part de marché. C’est ce moteur de recherche qui est la véritable porte d’entrée du Net. Et la multinationale a la capacité de déterminer ce que nous lisons, écoutons, regardons sur le Internet.
Or depuis l’été 2017, un nouvel algorithme de Google limite aux Etats-Unis l’accès aux sites Web progressistes et de gauche. Une mesure qui risque de toucher, un jour proche, la France. Non content de piller les contenus des journaux, de refuser de payer l’impôt sur leurs gigantesques bénéfices, il s’agit donc, en introduisant une censure politique, de renvoyer dans les profondeurs du Web les informations, les analyses et les idées alternatives qui pourraient menacer la dictature de l’oligarchie. Oui, aux difficultés d’accéder aux journaux par la diminution constante des points de vente s’ajoute un risque sérieux de la privatisation de la distribution, jusqu’alors reposant sur un système coopératif. Les discussions portant sur le sauvetage de Prestallis (ex-NMPP) et sur l’évolution des aides, appellent une riposte énergique pour amplifier la défense de la liberté de la presse et d’un vrai pluralisme.
Or depuis l’été 2017, un nouvel algorithme de Google limite aux Etats-Unis l’accès aux sites Web progressistes et de gauche. Une mesure qui risque de toucher, un jour proche, la France. Non content de piller les contenus des journaux, de refuser de payer l’impôt sur leurs gigantesques bénéfices, il s’agit donc, en introduisant une censure politique, de renvoyer dans les profondeurs du Web les informations, les analyses et les idées alternatives qui pourraient menacer la dictature de l’oligarchie. Oui, aux difficultés d’accéder aux journaux par la diminution constante des points de vente s’ajoute un risque sérieux de la privatisation de la distribution, jusqu’alors reposant sur un système coopératif. Les discussions portant sur le sauvetage de Prestallis (ex-NMPP) et sur l’évolution des aides, appellent une riposte énergique pour amplifier la défense de la liberté de la presse et d’un vrai pluralisme.
GAGNER DES LECTEURS : LA PRIORITÉ
C’est dans ce contexte que la meilleure façon, la seule façon de garantir l’indépendance et la pérennité de l’Humanité – tout en continuant le soutien financier, répondant à l’appel de Patrick Le Hyaric de prolonger la campagne des « Etrennes de l’Humanité » puis de la souscription qui la suivra, tout en participant à la bataille politique pour obtenir de l’Etat les moyens de desserrer l’étreinte qui pèse sur le journal. La seule façon, c’est d’agir concrètement pour le développement de sa diffusion. D’augmenter le nombre de ses lecteurs. Nous proposons aux lecteurs acteurs, avec un esprit offensif, de se déployer comme un réseau dynamique, tourné vers les jeunes, rebelles, militants politiques, syndicaux, associatifs, lecteurs virtuels et naturels du seul quotidien qui accompagne leurs luttes et leurs espoirs.
Un réseau qui va se mettre en condition de participer à la métamorphose numérique qui se prépare, afin de mieux correspondre aux nouveaux usages, le plus souvent nomades, de la lecture et de l’information.
Gagner un à un des lecteurs à la lecture du papier ou du numérique. Réaliser des abonnements, des abonnements de parrainage ou collectifs vers les structures syndicales, comme nous commençons de le proposer, investir les médiathèques, les lieux d’accueil, avec le concours des élus, rien n’est plus utile. Tisser la toile des diffuseurs de l’Humanité, en commun avec la Société, voisine des Amis : donner force au réseau des comités des deux associations dans les villes et régions pour faire découvrir le journal, élargir sa diffusion ; avec une étape majeure début avril, une journée nationale pour l’Humanité, marquée par un grand banquet des lecteurs et des amis.
Un réseau qui va se mettre en condition de participer à la métamorphose numérique qui se prépare, afin de mieux correspondre aux nouveaux usages, le plus souvent nomades, de la lecture et de l’information.
Gagner un à un des lecteurs à la lecture du papier ou du numérique. Réaliser des abonnements, des abonnements de parrainage ou collectifs vers les structures syndicales, comme nous commençons de le proposer, investir les médiathèques, les lieux d’accueil, avec le concours des élus, rien n’est plus utile. Tisser la toile des diffuseurs de l’Humanité, en commun avec la Société, voisine des Amis : donner force au réseau des comités des deux associations dans les villes et régions pour faire découvrir le journal, élargir sa diffusion ; avec une étape majeure début avril, une journée nationale pour l’Humanité, marquée par un grand banquet des lecteurs et des amis.
CONFIANCE ET ESPOIR
Ne sous-estimons pas une force que beaucoup nous envient : deux marques prestigieuses, celle du journal fondé par Jean Jaurès, connue et reconnue dans le monde entier pour ses combats historiques, ses campagnes de solidarité de par les cinq continents. Celle de la Fête de l’Humanité. Une précieuse communauté rédactionnelle, formée de journalistes compétents, reconnus, engagés. 350 000 personnes en contact quotidien avec l’Humanité, le magazine, la plate-forme numérique. 750 000 abonnés au réseau Facebook, 350 000 à Twitter. Chaque mois, 1 700 000 visiteurs sur l’Humanité.fr. Des centaines de milliers de participants à la Fête de l’Humanité, dont l’édition 2017 fût, une fois encore, un grand succès. Une présence, certes insuffisante mais régulière dans les revues de presse, dans des documentaires, des films ; des journalistes plus sollicités dans les émissions de radio et de télévision. Plus de mille contributions extérieures dans les pages Débats et Savoirs et culture. Un lien unique avec le mouvement syndical, le monde de la création culturelle, le mouvement d’émancipation internationale, les réseaux de l’économie sociale et solidaire ; avec le monde associatif, avec les forces militantes diverses de la gauche française. Une régie publicitaire, Comédiance, reconnue dans le monde économique, associatif et celui des élus et collectivités locales.
Maurice Barrès avait ces mots : « La première condition de la paix sociale est que les pauvres aient le sentiment de leur impuissance. » Et maître Marie-Laure Dufresne-Castets, avocate auprès des salariés de PSA, Continental, Moulinex, McDonald’s, renversait l’affirmation, dans les deux pages d’entretien qu’elle a donnée à l’Humanité, le 12 janvier : « Dès que les gens prennent conscience de leur force, ils gagnent… Pour l’instant, les idées de droite ont gagné. Mais qu’ils se disent bien que ce n’est qu’un instant. Le moyen, c’est que les gens prennent conscience. »
L’Humanité, des outils pour comprendre, des outils pour se défendre. Philippe Torreton, dans cette salle lors de notre assemblée générale en 2016, disait : « On nous parle de guerre économique… Si on nous parle de guerre, il nous faut un journal pour nous dire ce qui se passe au front, pas dans les salons. »
Porter plus largement les faits et idées développés chaque jour dans l’Humanité, en augmentant le nombre de ses lecteurs, c’est le meilleur service que l’on puisse rendre pour changer le rapport de force.
Forts de ces atouts, ensemble nous pouvons, nous allons contribuer à donner un nouvel élan, un nouveau printemps de l’Humanité.
Maurice Barrès avait ces mots : « La première condition de la paix sociale est que les pauvres aient le sentiment de leur impuissance. » Et maître Marie-Laure Dufresne-Castets, avocate auprès des salariés de PSA, Continental, Moulinex, McDonald’s, renversait l’affirmation, dans les deux pages d’entretien qu’elle a donnée à l’Humanité, le 12 janvier : « Dès que les gens prennent conscience de leur force, ils gagnent… Pour l’instant, les idées de droite ont gagné. Mais qu’ils se disent bien que ce n’est qu’un instant. Le moyen, c’est que les gens prennent conscience. »
L’Humanité, des outils pour comprendre, des outils pour se défendre. Philippe Torreton, dans cette salle lors de notre assemblée générale en 2016, disait : « On nous parle de guerre économique… Si on nous parle de guerre, il nous faut un journal pour nous dire ce qui se passe au front, pas dans les salons. »
Porter plus largement les faits et idées développés chaque jour dans l’Humanité, en augmentant le nombre de ses lecteurs, c’est le meilleur service que l’on puisse rendre pour changer le rapport de force.
Forts de ces atouts, ensemble nous pouvons, nous allons contribuer à donner un nouvel élan, un nouveau printemps de l’Humanité.
Nicolas Devers-Dreyfus